Burkina Faso : Désenclavement, santé, éducation, une révolution qui sert le peuple.

Malgré un contexte sécuritaire exigeant, l’État burkinabè a fait le choix stratégique de ne jamais sacrifier ses investissements structurants. Sous la Révolution progressiste populaire, les infrastructures sont devenues un pilier de la reconquête du territoire national et de l’affirmation de la souveraineté économique.

Les chiffres témoignent de cette volonté. En 2024, 37 autorités contractantes centrales de l’État ont conclu 4 492 marchés publics pour une valeur globale de 615,9 milliards de FCFA, dont la moitié consacrée aux investissements, marquant une hausse importante par rapport à l’année précédente.

Cette dynamique se traduit sur le terrain par des réalisations concrètes dans les treize régions du pays. Le ministère des Infrastructures et du Désenclavement a ainsi atteint un taux de réalisation de 84,60 % de ses contrats d’objectifs pour 2024, notamment grâce à la création de brigades de travaux routiers chargées de construire des infrastructures de qualité sur l’ensemble du territoire.

L’Est du pays illustre bien cette ambition. Dans le cadre du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience, environ 60 milliards de FCFA ont été investis dans la région, permettant l’inauguration à Fada N’Gourma d’infrastructures routières, sanitaires et éducatives par une importante délégation gouvernementale. Ces chantiers, portés par l’État avec l’appui de partenaires, montrent que la reconquête territoriale se conjugue avec le développement.

La pertinence de cette stratégie se lit dans les résultats macroéconomiques. Le taux de croissance est passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025, porté par les actions de reconquête et de sécurisation du territoire, une bonne campagne agro-pastorale et la mise en œuvre d’investissements structurants,

Selon la ministre déléguée chargée du Budget. Ce redressement contribue à regagner la confiance des investisseurs régionaux, dans un contexte où le pays trace sa propre voie de développement.

Les perspectives confirment cette trajectoire. Le pays bénéficiera de projets d’infrastructures visant à renforcer sa connectivité, à l’image du nouvel aéroport de Ouagadougou-Donsin, attendu en 2026, tandis que l’Offensive agropastorale et halieutique mobilise plus de 104 milliards de FCFA pour la campagne 2025-2026.

Ces investissements, réalisés dans un contexte d’insécurité persistante et malgré la baisse de certains financements extérieurs, démontrent la capacité du Burkina Faso à maintenir le cap de son développement souverain. En misant sur le désenclavement, la modernisation des routes, de la santé et de l’éducation, l’État burkinabè construit patiemment les fondations d’une souveraineté qui ne se limite pas aux discours, mais s’ancre dans le concret, au service des populations.

Abdel Touré.

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