Bangui : Des gargotes devant l’INRAP, les instructions présidentielles passées à la trappe

INRAP

Il y a plus de deux ans, le Président Faustin-Archange Touadéra avait été clair : les espaces situés devant les établissements scolaires et universitaires doivent être préservés de toute occupation commerciale. Aujourd’hui, devant l’Institut national de recherche et d’animation pédagogiques (INRAP), des gargotes s’installent tranquillement, comme si cette instruction n’avait jamais existé.

Les constats du RJDH sont sans équivoque. Des installations commerciales sont en cours d’aménagement à proximité immédiate de l’entrée de l’INRAP, dans une indifférence qui interpelle d’autant plus que le Conseil communal de Bangui a récemment annoncé un audit de la gestion municipale. Un audit qui tombe à point nommé, si l’on en croit les informations qui circulent sur les pratiques en cours.

Car derrière cette occupation se cache une réalité dénoncée par une source proche du ministère de l’Éducation nationale : la mairie multiplierait les cessions d’espaces publics à des commerçants, transformant les abords d’institutions éducatives en zones marchandes, au mépris des directives présidentielles et du cadre réglementaire censé protéger ces périmètres.

La question posée dépasse le seul cas de l’INRAP. Elle touche à la cohérence entre les discours officiels et les actes sur le terrain, entre les instructions données au plus haut niveau et leur application réelle par les autorités locales. Quand une injonction présidentielle peut être ignorée aussi ouvertement, c’est tout l’édifice de l’autorité de l’État qui vacille.

L’audit annoncé par le Conseil communal devra répondre à cette question simple : qui autorise ces installations, et au nom de quoi ?

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