Burkina Faso : Sécurité et économie, une double dynamique malgré les défis

Les avancées sécuritaires et la reprise économique s’alimentent mutuellement, dessinant un cercle vertueux pour le développement national. Sous l’ère du capitaine Ibrahim Traoré, la reconquête progressive du territoire et la résilience économique témoignent d’une stratégie intégrée où sécurité et développement sont indissociables.

Sur le plan sécuritaire, les résultats sont tangibles. Fin juillet 2026, le taux de reconquête du territoire national atteignait 74,53%, contre 73,56% en décembre 2025, soit plus de 2 600 km² supplémentaires libérés de l’emprise terroriste. Cette progression résulte d’opérations militaires intensifiées, notamment l’opération « Lalmassga » (mur de glace), qui a permis de reprendre des dizaines de localités dans le Nakambé, autour du barrage de Kompienga, à Namsiguia et Toulfé. La vallée du Sourou a été reconquise, Djibo et Diapaga stabilisées, et la mine de Boungou a redémarré.

Ces succès reposent sur un renforcement massif des capacités humaines et matérielles. En 2025, 16 000 militaires, 2 000 policiers et près de 15 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été recrutés et déployés. Le Plan RELANCE 2026-2030 prévoit le recrutement de plus de 50 000 agents des Forces de défense et de sécurité, 60 000 VDP supplémentaires et plus de 100 000 réservistes, ainsi que le développement d’une industrie stratégique de défense.

Parallèlement, l’économie affiche une résilience remarquable. Selon la Banque mondiale, la croissance du PIB réel a atteint 5,3% en 2025, contre 4,8% en 2024. Sur la décennie 2016-2025, le Burkina Faso enregistre une croissance moyenne de 4,8%, qualifiée d’« exploit » par les autorités, malgré l’insécurité et le recul des financements extérieurs. La part de l’industrie dans le PIB est passée de 24,4% en 2016 à 32,9% en 2025, témoignant d’une transformation structurelle de l’économie.

L’inflation reste contenue, avec des taux en glissement annuel de +0,2% en janvier et +0,8% en février 2026, selon la BCEAO. Cette stabilité macroéconomique permet à l’État de maintenir ses investissements dans les secteurs prioritaires, notamment la sécurité, l’éducation et la santé.

La libération des territoires ouvre la voie au retour des services publics : 73 préfectures et mairies, plus de 600 structures éducatives et 38 formations sanitaires ont rouvert, permettant la réinstallation de 442 villages. Cette dynamique illustre le lien intrinsèque entre sécurité et développement : sans sécurité, pas de reprise économique ; sans développement, pas de paix durable.

Ainsi, le Burkina Faso trace sa voie : une souveraineté reconquise par les armes et consolidée par la prospérité économique.

Hakim M.

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