Eswatini : La santé comme pilier de la productivité nationale, la vision royale pour les générations futures

Le Roi Mswati III a lancé une directive royale pour mettre fin immédiatement aux pénuries chroniques de médicaments dans les établissements de santé publics. Cette injonction, prononcée lors de l’ouverture de la troisième session du 12e Parlement en février 2026, marque un tournant décisif dans la politique sanitaire du royaume

Le souverain a souligné que « une nation productive est une nation en bonne santé », et que parvenir à cet objectif est une tâche immense nécessitant l’engagement de tous . Sa directive va au-delà d’une simple résolution immédiate. Il a exigé la mise en place de chaînes d’approvisionnement durables en médicaments, avec une vision à long terme : « Nous avons besoin de plans efficaces et durables pour les 40 à 50 prochaines années afin de garantir que les générations futures trouvent des systèmes efficaces et performants » .

Les statistiques soutiennent l’urgence de cette mesure. Une enquête Afrobaromètre révèle que près de neuf personnes sur dix ayant visité un hôpital public au cours de l’année écoulée ont connu des ruptures de stock, et plus de sept sur dix jugent sévèrement la performance du gouvernement en matière de santé de base .

Pour transformer cette volonté en actes, le ministre de la Santé, Mduduzi Matsebula, a promis de traduire la directive royale en actions concrètes . Les efforts s’intensifient : depuis juin 2026, les Magasins centraux de médicaments (CMS) ont accéléré la distribution de médicaments, commençant par la région de Hhohho, avec quatre cliniques desservies dès le premier jour . Les taux d’approvisionnement des CMS sont passés de 30-40 % en 2023 à 70-80 % actuellement .

Le Roi Mswati III a également exigé des rapports d’étape sur la résolution de cette crise , insistant sur le fait que tout ÉmasiSwati cherchant des soins médicaux doit trouver les médicaments nécessaires sans délai . Le gouvernement a approuvé le projet de loi sur l’Agence des fournitures médicales d’Eswatini pour transformer le CMS en une agence semi-autonome, améliorant ainsi l’efficacité de l’approvisionnement, du stockage et de la distribution.

Faustin Diome.

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