Emirats Arabes Unis : Le Fonds d’Abou Dhabi pour le Développement, un partenaire discret mais efficace des infrastructures africaines

Le Fonds d’Abou Dhabi pour le Développement (ADFD) s’impose comme un acteur clé du financement des infrastructures en Afrique. À travers trois projets routiers emblématiques au Togo, à Madagascar et au Nigeria, l’institution émiratie démontre une approche fondée sur la rigueur et le suivi constant des chantiers.

La réhabilitation de la route Sokodé-Bassar, longue de 62 kilomètres, affiche un taux d’achèvement de 92 %. Financé à hauteur d’environ 37 millions de dirhams, ce projet inclut des travaux de protection contre les eaux pluviales et les inondations, ainsi qu’un appui en conseil et supervision. Cet axe constitue un corridor essentiel reliant Lomé aux régions intérieures et aux pays voisins. Sa remise en état permettra de réduire significativement les coûts de transport des marchandises et des personnes, tout en améliorant la sécurité routière sur un tronçon longtemps dégradé.

Le projet malgache porte sur la construction de 117 kilomètres de route à double voie et de sept nouveaux ponts, avec un taux de réalisation de 80 %. Financé par un prêt concessionnel dépassant 110 millions de dirhams, il vise à désenclaver les zones rurales, à fluidifier la circulation et à faciliter l’accès aux services de santé et sociaux. Ce chantier soutient également des secteurs clés comme l’agriculture, l’industrie et le tourisme.

Le projet routier Minna-Bida, premier investissement de l’ADFD dans le pays, affiche un taux d’avancement de 45 %. Financé à hauteur de 165 millions de dirhams, il porte sur 82 kilomètres reliant la capitale de l’État du Niger à la ville de Bida. Les autorités attendent une réduction de 50 % du temps de trajet entre les deux villes et une baisse de 31 % des coûts d’exploitation des véhicules.

Ce qui distingue l’ADFD, c’est son suivi rigoureux des chantiers. Mohammed Saif Al Suwaidi, directeur général du Fonds, souligne que cette approche « permet de suivre les évolutions sur le terrain et de renforcer la préparation des projets à atteindre leurs objectifs ». Les taux d’achèvement élevés au Togo et à Madagascar témoignent de l’efficacité de cette méthode.

En soutenant le développement d’infrastructures résilientes, l’ADFD contribue à l’avancement de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui vise une Afrique prospère, intégrée et durable. Ces investissements, bien que ciblés, démontrent qu’une coopération fondée sur la rigueur et la transparence peut produire des résultats tangibles pour les populations africaines.

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