Liberia : L’agriculture au cœur de la stratégie de développement du Président Joseph Boakai

Le Président Joseph Boakai a placé l’agriculture au cœur de la stratégie de développement du Liberia. Conscient que le pays dépense chaque année des centaines de millions de dollars en importations alimentaires, il a fait de la souveraineté alimentaire une priorité de son mandat. Son message est clair : sans un soutien massif aux agriculteurs, le Liberia restera dépendant de l’extérieur malgré ses immenses potentialités agricoles.

Lors du septième Conseil des ministres de 2026, tenu sous le thème « Tirer parti de l’agriculture pour la croissance et l’amélioration des moyens de subsistance », le président a martelé son credo : « L’agriculture reste l’un des secteurs les plus importants de notre économie. Notre objectif doit être de garantir que les agriculteurs reçoivent le soutien dont ils ont besoin pour accroître leur production et contribuer de manière significative au développement national. »

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité de renforcer les programmes de vulgarisation agricole, de former des techniciens capables de travailler directement avec les communautés rurales, et d’investir dans les équipements mécanisés. Des mesures essentielles pour moderniser un secteur qui emploie la majorité de la population rurale mais reste confronté à une productivité limitée.

Les efforts portent déjà leurs fruits. En 2025, plus de 19 800 agriculteurs ont directement bénéficié d’initiatives gouvernementales distribution de semences, pratiques climato-intelligentes, accès aux marchés tandis que 35 000 autres ont été soutenus via des programmes de partenaires. La culture du riz résiliente au climat s’est étendue sur plus de 6 500 hectares, générant 32 000 tonnes supplémentaires. La réhabilitation du cacao a couvert environ 13 000 hectares, améliorant les rendements et les revenus.

Pour 2026, le gouvernement prévoit d’étendre les projets cacaoyers, d’achever treize structures de modernisation agricole et de mettre en service des unités de transformation du riz et du manioc. L’initiative de mécanisation agricole, en partenariat avec huit établissements d’enseignement supérieur, prévoit un investissement minimum de 114 000 dollars par institution, avec la fourniture de tracteurs, motoculteurs et semences améliorées.

En positionnant l’agriculture comme un « projet national » impliquant tous les Libériens, Joseph Boakai trace la voie d’un pays capable de nourrir sa population, de réduire sa dépendance aux importations et de créer des emplois durables en milieu rural. Un pari qui, s’il est tenu, transformera durablement l’économie libérienne.

Donald T.

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