Mozambique : Mise en œuvre des projets structurants pour une économie industrialisée et compétitive sous l’égide du Président Daniel Chapo

Le Mozambique s’engage dans une transformation économique d’envergure sous l’impulsion du président Daniel Chapo. Face aux investissements gaziers massifs prévus dans le bassin de Rovuma, estimés entre 50 et 60 milliards de dollars sur la prochaine décennie, le chef de l’État a clairement affiché sa volonté de rompre avec le modèle extractiviste hérité du passé . « Le Mozambique ne se résignera pas à être seulement un exportateur de matières premières », a-t-il martelé, appelant à un « changement de paradigme » .

L’ambition présidentielle est de faire du gaz naturel bien plus qu’un simple produit d’exportation. Lors de la 61e édition de la Foire internationale de Maputo, Daniel Chapo a insisté sur la nécessité de transformer les revenus gaziers en écosystème industriel local : « Notre gaz naturel ne doit pas être seulement exporté, il doit aussi alimenter des fabriques, créer de l’industrie et générer de l’emploi » . Cette vision s’appuie sur les projets structurants, notamment les FLNG Coral South et Coral North d’Eni, le projet Mozambique LNG de TotalEnergies et le projet Rovuma LNG d’ExxonMobil, qui représentent ensemble une capacité de production annuelle dépassant les 40 millions de tonnes . La décision finale d’investissement pour ce dernier projet pourrait être annoncée en 2026 ou 2027 .

Pour concrétiser cette vision, Maputo a engagé une révision des lois encadrant les secteurs minier, pétrolier et du contenu local . L’objectif est d’augmenter les retombées internes des projets extractifs, notamment via la transformation locale des ressources et une participation accrue des entreprises mozambicaines dans les chaînes de valeur. « Une économie forte ne se mesure pas seulement par le nombre de grands investissements qu’elle attire, mais par le nombre d’entreprises nationales qu’elle parvient à faire croître », a souligné le président .

Les secteurs prioritaires pour la réorientation des recettes gazières identifiés par l’administration incluent l’agriculture, l’industrie, le tourisme, la transformation numérique, l’économie bleue et les infrastructures . Cette stratégie de diversification s’accompagne d’un effort pour renforcer l’intégration régionale, avec le développement des corridors de Nacala, Beira et Maputo pour améliorer les échanges transfrontaliers .

Malgré le potentiel considérable, les défis restent nombreux. L’économie mozambicaine demeure peu industrialisée et la fermeture récente de l’usine d’aluminium Mozal illustre sa fragilité . En positionnant l’industrialisation comme le moteur de la croissance, Daniel Chapo trace la voie d’un Mozambique qui ne se contente plus de vendre ses ressources à l’état brut, mais qui aspire à les transformer en prospérité durable et en emplois pour sa population.

Arnold M.

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