UEMOA : Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo, trio de tête du climat des affaires dans l’espace monétaire.

L’environnement des affaires reste globalement favorable dans l’espace UEMOA, mais les performances demeurent contrastées entre les huit États membres. En 2025, trois pays se distinguent nettement au-dessus de la moyenne régionale : la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo, dont les résultats témoignent de l’efficacité des réformes engagées ces dernières années pour améliorer l’attractivité de leurs économies.

Selon les chiffres publiés en juin 2026 par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Côte d’Ivoire arrive en tête avec un score de 102 points, suivie du Sénégal (101,8) et du Togo (101,2), devançant le Niger, le Bénin et le Mali, huitième avec 98,7 points. Cet indicateur, construit à partir d’enquêtes mensuelles menées auprès des entreprises modernes de l’Union, mesure la perception des chefs d’entreprise sur la base de la production industrielle, du chiffre d’affaires du commerce et des services, de l’emploi et des services financiers, avec une valeur de référence fixée à 100 points. Pour l’ensemble de l’UEMOA, l’indice global s’est établi à 101,1 points en 2025, stable par rapport à 2024 et en progression par rapport aux 100,9 points de 2023.

Cette performance régionale rejoint les conclusions du rapport Business Ready 2025 de la Banque mondiale, publié fin décembre 2025, qui plaçait déjà ces trois pays parmi les dix économies les plus favorables aux entreprises sur le continent africain : le Togo au 4ᵉ rang, le Sénégal au 9ᵉ et la Côte d’Ivoire au 10ᵉ. Le Togo s’y distingue en particulier comme premier pays réformateur d’Afrique de l’Ouest, porté notamment par la simplification des formalités de création d’entreprise.

La convergence de ces deux évaluations, l’une régionale et l’autre internationale, confirme la solidité des trajectoires engagées par Abidjan, Dakar et Lomé en matière de gouvernance économique, de digitalisation des services publics et d’allègement des contraintes administratives. Ces résultats consolident la position de ces trois pays comme moteurs de l’attractivité économique de l’UEMOA, et constituent un signal encourageant pour les investisseurs nationaux et internationaux en quête de marchés stables et réformateurs en Afrique de l’Ouest.

Laté M.

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